Cette rentrée 2009 aura montré une nouvelle fois et avec force la fragilité des individus dans le monde du travail. Difficile de rester insensible aux suicides à répétition qui se sont enchaînés dans une grande entreprise française. On ne peut pas s’empêcher assez froidement de penser à Durkheim et à son analyse très pertinente sur le phénomène des vagues suicidogènes. Mais pour avoir travaillé dans un secteur d’activité très souffrant (le devoir de réserve m’empêche de signaler cette communauté professionnelle), le suicide sur son lieu de travail est beaucoup plus fréquent qu’on ne s’imagine, un symbole extrêmement puissant et violent pour toute la communauté professionnelle, qui porte le deuil du collègue pendant des semaines.
Comment et pourquoi les entreprises, qu’elles soient grandes ou petites, continuent à avoir ce pouvoir de destruction sur nos pauvres égos qui finissent par se perdre et dépérir jusqu’à disparaître … |